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En plus de la perte d’habitat qu’il représente, le recul de ces éléments a pour effet d’entraver les mouvements de nombreux animaux. En revanche, la création de nouvelles haies ou de nouvelles lisières de bois ainsi que la renaturalisation de cours d’eau permettent de relier des habitats isolés et d’améliorer la qualité écologique d’un écosystème.
En raison du manque de données adaptées, l’indicateur ne dit rien sur la qualité des éléments paysagers étudiés. La qualité d’un habitat est cependant déterminante pour sa biodiversité. Les lisières de forêt riches en structures sont par exemple très importantes – en tant qu’habitats autonomes et qu’éléments de jonction entre forêt et terrains non boisés. Cela est particulièrement vrai sur le Plateau, où la forêt est morcelée en de nombreux îlots forestiers. D’après l’Inventaire forestier national de 2010[2], seul environ 40% des lisières de forêt du Plateau et de l’étage montagnard présentent une diversité de structures élevée.
La progression des haies sur le Plateau et dans les agglomérations est positive pour la biodiversité. En effet, les nouvelles haies ajoutent des structures dans un paysage par ailleurs « vidé » par l’agriculture intensive et la pression de l’espace bâti.
L’enfouissement de cours d’eau entraîne un appauvrissement du paysage et un recul de la diversité des structures et des espèces. Aujourd’hui, de nombreux cours d’eau enfouis sont toutefois renaturalisés. Cette tendance est bénéfique pour la biodiversité.
[2] Brändli, U.-B. (Réd.) 2010: Inventaire forestier national suisse. Résultats du troisième inventaire 2004-2006. Birmensdorf, Institut fédéral de recherches sur la forêt, la neige et le paysage WSL. Berne, Office fédéral de l'environnement, OFEV. 312 p.
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