Etendue des biotopes de valeur (Z10)
 

Les biotopes de valeur se distinguent des paysages classiques par leur beauté, leur caractère unique, leur spécificité ou leur rareté. En outre, ils sont souvent exposés à des risques particuliers et protègent une faune et une flore propres à ces habitats. Bref : ces biotopes méritent tout particulièrement notre protection.

L’indicateur Z10 désigne l’étendue des biotopes de valeur que sont les inventaires fédéraux des bas-marais, des hauts-marais et des zones alluviales d’importance nationale. Le Z10 couvre aussi bien la surface globale inventoriée des bas-marais, des hauts-marais et des zones alluviales que la surface individuelle de chacun de ces types de biotopes.

En l’absence de données, le Z10 ne peut pas, pour le moment, refléter l’évolution des surfaces abritant les biotopes. Contrairement au Z10, l’indicateur MBD M1 décrit en général des changements dans les surfaces d’aires protégées légalement.

 
 
Évolution pour toute la Suisse
 

Les biotopes d’importance nationale – bas-marais, hauts-marais et zones alluviales – occupent 1 % environ du territoire national. Toutefois, ces zones protégées par le droit fédéral ne représentent qu’une infime partie de l’ensemble des biotopes de valeur que recèle la Suisse.

Le tableau suivant détaille la surface des zones alluviales, des haut-marais et des bas-marais d'importance nationale, ainsi que la surface globale de ces trois types de biotopes en hectares.

Région biogéographique Zones alluviales Hauts-marais Bas-marais Surface recensée plusieurs fois Surface totale des inventaires fédéraux
Suisse 22'639 1'524 19'223 -1’311 42'075

Exemple de lecture
L’inventaire national des zones alluviales d’importance nationale comprend une surface d’environ 22’639 hectares. La surface totale des biotopes d’importance nationale atteint 42’075 ha. Quelque 1’311 ha ont été pris en compte simultanément dans plusieurs inventaires.

Commentaire
• Les surfaces de biotopes enregistrées par les inventaires fédéraux couvrent 1 % environ du territoire national.
• La part des hauts-marais et des marais de transition dans la surface globale des biotopes d’importance nationale est inférieure à 4 %.
• Les inventaires fédéraux ne couvrent qu’une part très limitée des habitats de valeur. D’autres biotopes de valeur tels les lacs, les hauts fonds lacustres et les forêts n’ont pas pu être pris en compte, faute de données valables. Le recensement des zones sèches est prévu pour 2008.

Remarques
• La colonne « Surface totale des inventaires fédéraux » est la somme des surfaces partielles de tous les trois inventaires. Les surfaces comprises dans plusieurs inventaires, par exemple dans l’inventaire des zones alluviales et dans celui des bas-marais, ne sont prises en compte qu’une seule fois.
• Les dates d’entrée en vigueur des inventaires sont indiquées au chapitre «Définition» de la fiche des données recueillies 737 315.10 Z10 V1_fr du 28 février 2008 (pdf). Par ailleurs, des liens sont à votre disposition, si vous souhaitez connaître la date et les conditions de modification des inventaires.

 
 
Evolution dans les différentes régions
 
L’évolution dans les différentes régions biogéographiques de Suisse est détaillée dans la fiche de données complète 737 315.10 Z10 V1_fr du 28 février 2008.
 
 
Importance
 

Un biotope est considéré comme précieux s’il est unique, spécifique ou rare. De cet habitat particulier dépend la survie de nombreuses espèces animales et végétales. La protection des biotopes contribue donc à préserver à long terme la biodiversité de la Suisse.

Pour pouvoir se maintenir et s’étendre, les zones alluviales et les marais doivent occuper une surface minimale. Cette condition est d’autant plus importante que la baisse de la superficie et de la qualité des habitats de valeur est souvent la cause du recul des espèces. Bon nombre d’espèces figurant sur des listes rouges vivent exclusivement dans des biotopes qui ne représentent plus qu’une surface minoritaire par rapport aux paysages de culture classiques. Si ces zones minoritaires disparaissent, les espèces qu’elles abritent perdent leur biotope. C’est ainsi que le courlis cendré et la bécassine, qui ont besoin de grandes étendues humides, ne nichent plus régulièrement en Suisse.

 
 
Informations complémentaires
 

Personne de contact pour Z10
Meinrad Küttel, meinrad.kuettel@bafu.admin.ch, +41 (0)31 322 93 24
Contact OFEV : Jürg Schenker, juerg.schenker@bafu.admin.ch, +41 (0)31 322 80 05

Autres sources d’information
> site Internet de l’OFEV
> page Internet du logiciel ecoGIS de l’OFEV
> liste des inventaires de l’OFEV
> Ordonnance relative aux zones alluviales
> Ordonnance relative aux hauts-marais
> Ordonnance relative aux bas-marais

 
 
Fiche des données recueillies
 
> Fiche complète Z10 (400 KB)
 
 
Etat
 
Ces informations se fondent sur le document 737 315.10 Z10 V1_fr.doc du 28 février 2008.

La prochaine mise à jour aura lieu après l’inventaire des prairies et pâturages secs ou après une révision des inventaires actuels.