Proportion des différentes races de bétail et variétés de plantes cultivées (Z2)
 
L’indicateur met en évidence l’importance des différentes races de bétail et plantes de culture pour la production alimentaire. Aujourd'hui, l’agriculture mise sur quelques rares variétés et espèces qui fournissent des rendements élevés.

Depuis la seconde moitié du XXe siècle, l’agriculture se concentre sur un petit nombre de races de bétail et de variétés de plantes. Le problème ne réside pas seulement dans l’extinction de races et de variétés, mais aussi dans le rétrécissement de la base génétique qui ne contient plus que quelques races hybrides à haut rendement. La tendance à la consanguinité réduit la variété génétique des animaux de rente et des plantes cultivées et, partant, leur capacité de réaction face aux maladies.

 
 
Évolution pour toute la Suisse
 
Races d’animaux de rente
Les tableaux suivants montrent la part des différentes races animales par rapport à l’ensemble des têtes de bétail au herd-book. Les races qui, en 2006, représentaient moins de 5 pour cent du total ont été réunies dans la catégorie « Autres races ». Leur nombre est indiqué dans la légende et se réfère à l’année 2008.

 

 

 

Commentaire
• Les effectifs de quelques races sont bien plus grands que ceux de toutes les autres races réunies.
• La part des différentes races par rapport aux effectifs pour lesquels un herd-book est tenu a peu évolué depuis 1999 – les chèvres et les moutons dans la catégorie « Autres races » enregistrent l’évolution la plus notable. S’il y a bel et bien quelques nouvelles races en Suisse, le nombre d’animaux concernés est toutefois insignifiant.
• Les effectifs de la plupart des races rares augmentent depuis 1999. La Confédération met sur pied des programmes ad hoc pour préserver les races de rente rares ou menacées.


Variétés de plantes cultivées
Les graphiques suivants montrent de manière exemplaire l’évolution des parts relatives des variétés des différentes espèces. Les catégories « Divers » regroupent des variétés ne représentant que de faibles parts. La nature des données brutes varie. Il s'agit pour une part de chiffres de ventes (plants de pommes de terre et semences) et pour une autre part de surfaces cultivées (vergers et vignes).






Commentaire
• Un petit nombre de variétés couvre de grandes surfaces cultivées.
• Les surfaces cultivées des variétés moins répandues progressent.
• La constance des variétés est marquée pour les cultures de longue durée telles que les vergers et les vignes. Pour les pommes de terre, elle existe toujours, bien qu’à un moindre niveau.
• Les fluctuations de variétés sont plus importantes parmi les céréales.

 
 
Évolution dans les régions
 
Pas de données consistantes disponibles.
 
 
Importance
 

Plus le nombre de races ou de variétés est élevé, plus la diversité génétique est grande ; plus les effectifs ou les surfaces cultivées sont importants, plus la variété est grande dans une race/une variété, car chaque individu constitue une nouvelle variante génétique, sauf en cas de clonage. La diversité génétique est une protection précieuse en cas d’épizooties, de maladies infectieuses et de maladies parasitaires.

Les races et les variétés les plus productives ont les effectifs ou les surfaces cultivées les plus importants. Les races et les variétés moins productives, dont de nombreuses sont rares ou menacées, ne sont élevées ou cultivées qu’à petite échelle. Leurs effectifs ou les surfaces qu’elles occupent sont nettement inférieurs. La biodiversité serait favorisée par une augmentation du cheptel/des surfaces cultivées des races/variétés rares. Si des programmes d’encouragement ont bel et bien favorisé cette hausse ces dernières années, les races/variétés minoritaires ont néanmoins toujours des effectifs bien inférieurs à ceux des races/variétés traditionnelles. Ce déséquilibre est pratiquement impossible à éliminer pour des raisons économiques. Parmi les plantes cultivées, la tendance est inégale. Pour les plantes telles que les vignes, les pommiers ou les poiriers, dont la durée de vie dépasse plusieurs années, elle est très comparable à celle des animaux de rente. Les céréales et les pommes de terre, du moins celles étudiées ici, sont en revanche soumises à des variations importantes de variétés.

La diversité peut aussi diminuer au sein d’une race/variété, lorsque celle-ci est élevée/cultivée uniquement en vue de favoriser une caractéristique déterminée ou lorsque l’on utilise toujours les mêmes animaux ou plantes pour la reproduction. De nos jours, la gravité de ces problèmes est atténuée, car les éleveurs et les cultivateurs choisissent plusieurs orientations différentes et parce que la population reproductrice est régulièrement renouvelée.

 
 
Informations complémentaires
 

Responsable de l’indicateur Z2
Meinrad Küttel, meinrad.kuettel@bafu.admin.ch, +41 (0)31 322 93 24

Autres sources d’informations
> Ordonnance sur l’élevage
> Organisations d’élevage reconnues par la Confédération suisse
> Statistiques sur la viticulture
> Statistiques sur les cultures fruitières
> Vache mère Suisse, ancienne Association suisse des détenteurs de vache nourrices et mères
> Association suisse des producteurs de semences

 
 
Fiche des données recueillies
 
> Fiche complète (7.7 MB)
 
 
Etat
 
Mise à jour annuelle après la publication des dernières statistiques de l’Office fédéral de l’agriculture. Prochaine mise à jour prévue pour le printemps 2010.

Ces Informations se fondent sur le document 800 311.10 Produkt Z2 V4_fr du 3 novembre 2009.