| La diversité des espèces dans
les différents paysages est recensée dans le MDB à
l’aide des groupes d’espèces plantes vasculaires, papillons
diurnes et oiseaux. Dans une étude, Peter Pearman, de l’université
de Lausanne, et Darius Weber, de la structure de coordination MDB, ont
cherché à établir si et dans quelle mesure la diversité
de ces trois groupes d’espèces interagit.
Les chercheurs, dont les travaux ont été
publiés dans la revue «Biological
Conservation», ont établi un rapport entre le nombre
d’espèces de plantes et celui de papillons diurnes et d’oiseaux.
La diversité des espèces d’oiseaux et de papillons
diurnes n’a en revanche pas été corrélée.
Là où de nombreux oiseaux nichent, les espèces de
papillons ne sont pas nécessairement nombreuses. En outre, aucun
lien n'a pu être établi entre les espèces menacées
de ces trois groupes d’espèces.
Les deux scientifiques ont également cherché à savoir
si l’occurrence des espèces répandues ou rares pouvait
être corrélée avec la biodiversité globale.
Ils ont constaté que l’occurrence d’espèces
d’oiseaux ou de plantes vasculaires rares était peu représentative
de la biodiversité globale. Celle-ci ne peut être déduite
avec précision qu’à partir du recensement de 90 pour
cent des espèces, en commençant par les espèces les
plus rares.
L’occurrence des espèces répandues d’oiseaux
et de plantes est beaucoup plus parlante. Si au moins un quart des espèces
les plus répandues est recensée sur une surface d'échantillonnage,
la biodiversité globale peut être déduite avec précision
à l’aide de modèles spéciaux.
Une autre corrélation apparaît avec les papillons diurnes
: les lieux où l’on observe de nombreuses espèces
de papillons abritent également de nombreuses espèces de
papillons rares.

Photo: Argus bleu
Ce lien est toutefois moins net dans les surfaces d’échantillonnage
situées au-dessus de la limite des forêts : pour pouvoir
déduire avec précision la biodiversité globale, plus
de la moitié des espèces répandues doivent y être
recensées. L'échantillon doit être suffisamment important
pour donner un aperçu des espèces rares qui, au-dessus de
la limite des forêts, contribuent pour beaucoup à la diversité
des espèces.
L’analyse montre qu’il ne suffit pas de mesurer la diversité
des espèces à l’aide d’un seul groupe d’espèces,
car différents groupes d'espèces représentent différents
aspects de la biodiversité. L’étude valide par conséquent
le choix du MBD, de recenser la biodiversité à partir de
différents groupes d'espèces.
> Article complet (en
anglais) (avec permission de publier ici)
Janvier 2008
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